Regard de l’éditeur sur l’été 2025
par Christine Ouellet
Le lac Heney a enfin dégelé après un magnifique hiver enneigé qui a fait le bonheur des skieurs. Le printemps a apporté une nouvelle réalité, bouleversant l’ordre mondial avec des jeux de pouvoir puissants, affectant toutes les sphères de nos vies.
Les changements sont omniprésents. Au sein de l’association BVLH, Roger Larson, président de l’association BVLH, a démissionné et Tony VanDuzer assure l’intérim jusqu’à l’élection d’un nouveau président lors de l’assemblée générale annuelle. L’association le remercie pour le dévouement dont il a fait preuve à la tête de l’association au cours des dix dernières années.
Comme tant d’autres lacs, la présence d’espèces envahissantes au Lac Heney a été identifiée comme le révèle une récente étude de Kilgour sur le front de l’environnement. Il faut agir et comme le dit si bien David Frum, nous ne pouvons pas continuer à rester assis dans notre chaise berçante en fumant une « Gauloise ». Ceci dit, les superbes lever de soleil, comme celui représenté en page couverture, nous incitent à travailler très fort pour protéger ce lac d’une grande beauté.
J’arrive au terme de mon mandat de deux ans au sein du conseil d’administration de l’association et en tant que rédactrice en chef du bulletin d’information de la BVLH. Je suis très reconnaissante d’avoir eu l’occasion de servir la communauté et d’avoir pu apporter des points de vue intéressants et stimulants dans ce petit journal.
L’équipe des rédacteurs/contributeurs : Tony, Ted, Tom, Diane, Chantal, Pierre, Margie, Olivier pour la mise en page, photographes Pierre et Jeff et moi-même, tenons à vous remercier, chers lecteurs. Nous espérons que vous apprécierez cette publication, et n’hésitez pas à nous faire part des sujets que vous souhaiteriez voir approfondir.




Salutation du président par intérim
par Tony VanDuzer
Comme d’habitude, l’année a été bien remplie pour l’Association. Votre conseil d’administration a travaillé d’arrache-pied sur les questions qui vous intéressent, notamment sur la politique minière du gouvernement, la qualité de l’eau et la nouvelle menace que représente le Myriophylle à épis. Toutes ces questions sont abordées dans ce bulletin et seront discutées lors de notre assemblée générale annuelle (AGA) le dimanche 20 juillet 2025. Tous les membres de l’association sont invités à cette réunion pour en savoir plus et poser des questions. N’hésitez pas à vous joindre à nous.
Il est particulièrement important d’assister à l’AGA cette année car, pour la première fois depuis plus de dix ans, nous élirons un nouveau président. Roger Larson, qui a dirigé l’Association de manière efficace depuis son élection en 2015, y compris pendant les années difficiles de la pandémie, a quitté ses fonctions. Son leadership et son engagement nous manqueront beaucoup.
Avec le départ de Roger, j’assure la présidence par intérim, mais nous recherchons un nouveau président parmi les membres de l’Association pour diriger l’Association à l’avenir. Si vous êtes intéressé ou si vous connaissez quelqu’un qui pourrait l’être, veuillez me contacter, Tony VanDuzer (javanduzer@gmail.com). Je serais heureux d’avoir l’occasion de vous parler de l’association et du rôle du président. Vous pouvez également vous adresser à l’un des autres membres du conseil d’administration : Diane Billey, Ted Billey, Rees Kassen, Chantal Landry, Jane Macintyre, Tom McKenna, Christine Ouellet, Rock Radovan, Karen Richardson, Ashwin Shingadia, Liz Stirling, Sean Sutton et Michael Wolfson.
Nous sommes toujours à la recherche de personnes pour nous rejoindre au sein du conseil d’administration. Si vous vous intéressez aux questions qui touchent votre lac et votre propriété et que vous êtes curieux d’en savoir plus sur le conseil et sur la façon dont vous pouvez faire la différence, n’hésitez pas à nous le faire savoir. Au plaisir de vous voir sur le lac, Tony.
Étude sur le Myriophylle à épis
Par Michael Wolfson
L’Association vient de recevoir un rapport sur l’étendue du myriophylle à épis dans les lacs Heney et Desormeaux, commandé par la Fondation du lac Heney. Il existe deux types de myriophylle : le myriophylle local et l’espèce envahissante eurasienne. Lors d’une étude réalisée en 2016, aucune espèce eurasienne n’avait été trouvée, mais le nouveau rapport réalisé en 2024, indique la présence d’une quantité considérable de ce myriophylle.
Le problème du myriophylle à épis est qu’il peut se propager très facilement et croître très rapidement, ce qui lui permet d’envahir les zones peu profondes d’un lac. L’un des principaux moyens de propagation du myriophylle est le passage des bateaux à moteur qui coupent la plante lorsqu’elle se trouve dans les eaux peu profondes où elle pousse. Ces morceaux se propagent et s’enracinent très facilement pour former de nouvelles plantes.
La nouvelle étude, réalisée par Kilgour and Associates Ltd, a été très rigoureuse. Des échantillons de plantes vivantes ont été prélevés à 23 endroits dans le lac Heney et à 5 endroits dans le lac Desormeaux, à des profondeurs allant de 1 à 6 mètres. Ces échantillons physiques ont été ramenés au laboratoire pour déterminer combien d’entre eux contenaient du myriophylle à épis ou du myriophylle local – les résultats ont été de 12% et 16 % de la biomasse végétale totale recueillie, respectivement, dans le lac Heney.Les concentrations les plus élevées de myriophylle en épis ont été trouvées sur quatre sites dans la partie nord du lac Heney et sur un site dans le lac Desormeaux.
Le contrôle ou l’élimination du myriophylle, en particulier de la variété eurasienne, peut être très coûteux. Au minimum, il est impératif que les bateaux à moteur ne coupent pas les plantes existantes, ce qui accélérerait leur propagation. Il est également essentiel de laver les bateaux pour empêcher l’introduction de nouvelles espèces de myriophylle. L’Association, en collaboration avec la Fondation du lac Heney, travaille sur la meilleure façon de réagir à la nouvelle apparition du myriophylle à épis. Cette question sera discutée lors de l’assemblée générale annuelle de l’Association, le 20 juillet 2025, au centre communautaire de Lac Ste-Marie.
https://www.aplcedres.ca/fr/projets-et-realisations/nos-projets/325-lutte-contre-le-myriophylle-en-epi-dans-les-lacs-des-cedres
https://fyto.ca/
https://cdn-contenu.quebec.ca/cdn-contenu/environnement/biodiversite/especes-exotiques-envahissantes/fiches-identification/myriophylle-epi.pdf
Adhesions
Par Ted Billey
Il y a deux ans, notre association a formé un comité des adhésions dirigé par Tony Vanduzer, afin d’examiner la baisse du nombre de membres et de proposer des actions qui permettraient d’inverser cette tendance et de rétablir une base d’adhésion solide pour le bassin versant.
La commission a examiné les causes possibles de la baisse du nombre de membres. Il est certain que COVID a rendu difficiles les rencontres et les activités au sein de la communauté. Nous nous sommes demandé s’il n’y avait pas une perception que notre travail est moins critique étant donné que le lac s’est remis des dommages causés par la pisciculture, notant que le nombre de membres était à son plus haut niveau lorsque le lac était menacé.
il reste des problèmes importants qui requièrent notre attention. Le myriophylle a épis, une espèce envahissante a été découvert dans notre bassin hydrographique et des mesures doivent être prises pour le contrôler et l’éliminer. Par ailleurs, nos récentes communications aux résidents ont expliqué la menace potentielle de l’exploitation minière dans notre région et les mesures que les résidents peuvent prendre pour contrer cette menace.
Le fait d’avoir de nombreux membres aide notre association à discuter avec les élus locaux des questions qui affectent notre bassin versant. Souvent, les élections municipales sont décidées par moins de 100 voix, c’est pourquoi écouter et soutenir une association forte de ses membres est une bonne politique.
Après avoir examiné ce qui précède, la commission a préparé des communications à l’intention des habitants du bassin versant, y compris ceux qui avaient déjà été membres, et les a envoyées au cours du premier semestre de l’année fiscale pour leur demander de nous aider à renforcer notre base. En outre, notre site web a été mis à jour avec un lien qui permet aux résidents de payer leur cotisation avec une carte de crédit. Ce lien a remplacé PayPal, que nous avons cessé d’utiliser l’année précédente. Je suis heureux de rapporter que le nombre d’abonnés a augmenté de 50% en une année.
Dossier des mines – Mise à jour
By Chantal Landry
J’ai rencontré en avril un représentant de la Municipalité régionale de comté de la Vallée-de-la-Gatineau (MRCVG) afin de se renseigner sur l’évolution du dossier des mines depuis l’entrée en vigueur de la nouvelle Loi sur les mines en novembre dernier. Puisque les terres privées sont désormais exclues de l’obtention d’un droit exclusif d’exploration, la MRCVG rédige actuellement un document pour délimiter les Territoires incompatibles avec l’activité minière (TIAM) des terres publiques dans son schéma d’aménagement et de développement. Il s’agit de territoires dont la viabilité des activités qui s’y déroulent serait compromise par les répercussions de l’activité minière. Les TIAM seront ensuite soumis à l’approbation du gouvernement. Entretemps, la MRCVG a obtenu une suspension de la prérogative du gouvernement de désigner tout nouveau droit exclusif d’exploration durant la rédaction du document délimitant les TIAM.
Bien que la nouvelle Loi ne contienne pas de mesures pour protéger les cours d’eau des déchets miniers, il est possible qu’en examinant une demande de droit exclusif d’exploration, le gouvernement tienne compte des risques encourus pour la santé d’un lac si c’est l’avis du Bureau d’audience publique sur l’environnement (BAPE) qui est d’abord transmis au ministre responsable de l’environnement. Il est question également d’ajouter aux TIAM les lacs comme éléments d’intérêt écologique. Mais ceci reste à confirmer. Nous vous tiendrons au courant des nouveaux développements dans ce dossier. Nous tenons à remercier le représentant de la MRCVG pour le temps qu’il nous a consacré et les informations qu’il a partagées.
Pour votre information, lors de nos rencontres au printemps avec les maires de Lac-Sainte-Marie et de Gracefield, ils ont tous deux exprimé fermement leur désaccord avec les activités minières au sein de leurs municipalités.
Des fleurs sauvages pour protéger votre lac
Par Chantal Landry
Si vous vous souciez de la santé de votre lac, la végétalisation de sa rive est essentielle. C’est pourquoi, pour une troisième année, l’Association du Bassin versant du lac Heney Watershed (ABVLHW) vous invite à venir nous rencontrer à la Fête des voisins de Lac-Sainte-Marie, le 7 juin de 10h à 17h, et lors de l’ouverture du Marché Les saveurs de la Vallée à Gracefield, le 13 juin entre midi et 17h. Nous vous offrirons un échantillon de semences de fleurs sauvages qui permettront de protéger et d’embellir votre rive, tout en contribuant à la santé de votre lac.
Notre Association compte sur votre soutien dans son travail pour protéger les lacs du Bassin versant (lacs Heney, Desormeaux, à la Barbue, Vert, Noir et autres petits lacs) afin que nous-mêmes, mais aussi les générations futures, puissions profiter de cette nature magnifique qui nous est offerte.
Une initiative du comité science et environnement de l’ABVLHW
Marchandises

Venez jouer au crib, sur une magnifique plaque représentant le lac, en vente à la boutique de Linda Faith, le Banc des Mendiants du lac Ste Marie.
Dernières Nouvelles
Un nouveau livre de Pierre Calvé
Le livre Le français grandeur nature: portrait et défense d’une langue vivante, est récemment paru aux Presses de l’Université d’Ottawa. En voici un bref aperçu.

Le français est probablement la langue la plus surveillée, réglementée et critiquée sur terre. Celui parlé au Québec et dans le reste de la francophonie canadienne l’est d’autant plus qu’il a longtemps été considéré comme le parent pauvre et fautif de la langue prétendument utilisée en toutes circonstances par une certaine élite de la société française. Dans une vingtaine de textes illustrés de nombreux exemples, Pierre Calvé brosse un portrait aussi fidèle, réaliste et objectif que possible du français en tant que langue vivante qui varie naturellement dans le temps, dans l’espace et dans la société.
Les sujets abordés sont diversifiés et accessibles aux non spécialistes : les caractéristiques de la langue parlée au quotidien, les registres de langue, la remise en question des normes du « bon usage », les critères d’acceptabilité sociale et linguistique, les recommandations souvent discutables des « gardiens » de la langue, ainsi que des thèmes comme les anglicismes, l’insécurité linguistique et la complexité de l’orthographe. Le français grandeur nature comble un vide entre les connaissances traditionnelles acquises lors de l’apprentissage scolaire du français (surtout écrit) et celles que devrait avoir tout francophone sur cette magnifique langue qu’est le français, dans toute la richesse de sa diversité.
Le livre, en format imprimé ou numérique, est disponible en librairie (voir le site leslibraires.ca pour connaitre lesquelles), ainsi que dans Amazon (Kindle), Kobo, Livres d’Apple, etc. Il est aussi en vente au Banc du mendiant, à Lac-Sainte-Marie. Un premier lancement est prévu à Maniwaki le 25 juin prochain.

Le lac Heney gagne la bataille contre le phosphore
Dans les archives – Par Pierre Calvé and Jennifer Stuart (https://bvlacheney.ca/history/articles/beginnings)
L’histoire du lac Heney témoigne de l’effet pervers de ce qui se produit lorsque l’équilibre fragile d’un lac est brisé. Ce fut le cas en 1991, alors qu’une pisciculture s’établit sur le lac Heney. En 1993, elle produit jusqu’à 80 tonnes de truites par année et en 1994, elle passe à 250 tonnes. Les niveaux de phosphore enregistrent un gain massif instantané et augmentent à plus de 20ug/l. Le lac passe alors du stade oligotrophe, avant l’arrivée de la pisciculture, au stade eutrophique, avec l’ajout soudain de 893 kilos de phosphore dans son eau et de 1300 autres kilos relargués à partir du sédiment. Et ce, alors que le lac ne peut en absorber qu’un maximum de 500 kilos provenant de toutes sources.
Après plusieurs années de lutte, c’est un mouvement de citoyens engagés, avec Pierre Calvé et Jennifer Stewart à la tête, qui engagent et gagnent en 2004 une poursuite de $4,940,000 contre le gouvernement. Cet argent sert à défrayer les coûts de décontamination du lac et mettre en place un programme de suivi dans un cadre de recherche scientifique.
À la suite de l’application de 1800 tonnes de chlorure ferreux en 2007, la santé du lac a retrouvé son équilibre. Le niveau de phosphore a baissé à 15ug/l après l’application du traitement. Des tests d’eau réguliers révèlent que la clarté de l’eau et la présence de phosphore demeurent à des niveaux acceptables. Les derniers tests, effectués en 2023, révélaient un niveau de phosphore de 9ug/l et la transparence de l’eau à 5 mètres.
Tous les résidents vivant autour des lacs, à l’instar de ceux du lac Heney à cette époque, doivent demeurer vigilants pour limiter autant que possible toute nouvelle addition de phosphore dans leurs lacs. D’où l’importance de bien prendre soin, entre autres, de sa fosse septique, en éliminant l’utilisation de
produits dommageables.







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